Pollutions diffuses : un péril invisible pour la biodiversité et pour la santé

Précision de date
Mercredi 28 janvier à 14h
Catégorie
Séances publiques
Date de publication
Sous-titre
Présentation du projet d'avis : "Lutter contre les pollutions diffuses pour préserver la biodiversité"
Chapeau

Le CESE a présenté le 28 janvier 2026 son avis : Lutter contre les pollutions diffuses pour préserver la biodiversité. Les préconisations ont été présentées par Laurence Hoeffling (Groupe CGT) et par Benoît Miribel (Groupe des Associations).

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Qu'est ce qu'une pollution diffuse ?

Contrairement aux pollutions dites "ponctuelles" - c'est-à-dire provenant d'une source identifiée - les pollutions diffuses sont insidieuses, car elles émanent d'une multitude de sources dispersées : pratiques agricoles, transports, mais aussi usages domestiques quotidiens (produits ménagers, résidus médicamenteux…).

Pris isolément, ces rejets peuvent sembler minimes. Mais leur accumulation crée un « effet cocktail » toxique qui dépasse les capacités d’auto-épuration des écosystèmes. Invisibles à l’œil nu, ils s'infiltrent alors partout : dans les sols, les nappes phréatiques et même l'air. Ce sont par exemple aujourd'hui 140 tonnes de pesticides qui sont transportées chaque année par les nuages au-dessus de la France (étude Université Clermont Auvergne, CNRS, Météo-France, 2025).

Une menace pour la biodiversité toute entière

La pollution diffuse ne fait pas que « salir » la nature, elle brise la mécanique même du vivant :

  • Les sols morts perdent leur pouvoir filtrant ;

  • Les pollinisateurs, désorientés par les insecticides, ne peuvent plus assurer la sécurité alimentaire ;

  • Les milieux aquatiques concentrent des perturbateurs endocriniens bloquant la reproduction des poissons.

Ce péril écologique est aussi un gouffre financier : le coût indirect de ces dommages sur la santé et la biodiversité est estimé à 200 milliards d’euros par an.

Pourtant, la fatalité n'existe pas. Une action publique volontariste peut porter ses fruits, comme par exemple les mesures prises pour la qualité de l'air en Île-de-France. Celles-ci ont permis de faire chuter le nombre de décès liés aux particules fines de 10 350 à 6 220 par an entre 2010 et 2019 (Airparif).

Les solutions identifiées par le CESE

Inspiré par ces réussites, le CESE a adopté son projet d'avis le mercredi 28 janvier 2026 à 14h.

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