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Podcast #Episode 7 : Comment mieux préserver et partager l'eau ?

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Chapeau
Le CESE qui représente les organisations de la société civile et associe les citoyens à la vie démocratique, vous propose son podcast, " L'autre assemblée" qui évoque les grand sujets qui traversent la société. Dans une période marquée par de nombreuses crises, climatiques, sociales, économiques, démocratiques, le CESE réaffirme, à travers ce nouveau format, sa vocation : celui d’un lieu où l’on prend le temps de débattre autrement, de confronter les idées sans s’affronter, et de construire des réponses collectives à partir de faits et d’analyses solides.
Episode #7 : Comment mieux préserver et partager l'eau ?
Corps
Selon un rapport de l’Onu publié en janvier, les limites des ressources en eau ont été franchies, avec les prémices tangibles d’une « faillite hydrique » mondiale. En un demi-siècle :
35 % des zones humides ont disparu
50 % des grands lacs ont leurs surfaces diminuées
70 % des nappes phréatiques présentent des niveaux de baisse à long terme
Les chiffres de notre pays ne sont pas plus rassurants : 88 % de la France sera sous tension hydrique en 2050 sans réaction massive. En plus d’une régénération insuffisante des rivières, des lacs et des zones aquifères, l'eau est surexploitée, polluée, altérée par les pressions climatiques. Alors comment mieux préserver et gérer l’eau ?
Pour continuer le débat, le CESE a souhaité dédier un épisode du podcast à ce sujet.

# épisode 7 : Comment mieux préserver et partager l'eau ?
Animation : Caroline Gillet
Invités :
Sylvain Boucherand, Président de la commission Environnement du CESE
Charlène Descollonges, Hydrologue
Disponible sur les applications de podcasts :
Apple Podcast, Spotify, Deezer, Podcast Addict..., et Youtube (via Audiomeans)
« La question c’est comment définir des efforts qui soient justes et équitables par rapport aux différents besoins. Cela fait appel à la responsabilité de chacun. On a aussi l’enjeu du portage sur l’ensemble des bassins versants puisque l’eau va traverser un ensemble de territoires. On ne peut pas avoir certains territoires qui consomment toute l’eau rivière et des territoires en aval qui n’auront plus d’eau. On a donc besoin d’avoir des contrats de réciprocité pour responsabiliser l’ensemble des usagers qui peuvent se retrouver tout au long d’un fleuve. »
« Il faut que le monde politique s’intéresse très fortement à ce sujet, fasse preuve de courage politique. C’est probablement ce qui a manqué ces dernières années, on a vu beaucoup d’initiatives sur cette question de l’eau : le Varenne de l’eau, les Assises de l’eau, le Plan eau. Ces politiques publiques essayent de faire avancer une meilleure gestion de l’eau mais à chaque fois on n’a pas d’évaluation, c’est un des points que l’on demande : avoir de vraies évaluations des politiques publiques pour savoir ce qui a marché, ce qui n’a pas marché. On avait des objectifs de réduire de moins 10 % les consommations d’eau en 2025, maintenant que nous sommes en 2026, il faudrait regarder si on y est arrivé ou pas. »
« On voit bien que finalement c’est un sujet global qui ne concerne pas uniquement que la consommation mais bien la santé, l’économie et l’ensemble des modes de vie, donc j’espère que tout le monde pourra se saisir du sujet. »
Sylvain Boucherand, Président de la commission Environnement du CESE

« Ce qui pose problème c'est la concentration des consommations en eau à un moment, une période de l'année où on n’a pas d'eau, c'est autour de l'été. Ici en France on consomme environ 5 milliards de m3 d'eau à une période de l'année où il n’y en a quasiment pas ou peu. Elle provoque des tensions hydriques notamment là où il les usages d'irrigation agricole. »
« L’empreinte eau est un indicateur qui permet de quantifier l’appropriation humaine de la consommation d’eau à travers notre alimentation, nos vêtements, les objets du quotidien, l’énergie. Un Français utilise en moyenne 136 litres d’eau potable par jour. L’empreinte eau se situe quant à elle entre 5 000 et 10 000 litres d’eau par jour, si on comptabilise toute l’eau qui a été nécessaire pour produire l’alimentation etc.... C’est l’équivalent de 25 à 50 baignoires quotidiennement pour manger, se vêtir. »
« Les agences de l’eau sont fondamentales. Si on continue à les restreindre au vu des défis et des demandes d’investissement sur nos infrastructures et le grand cycle de l’eau dans son ensemble, on n’arrivera pas à s’adapter au changement climatique. On a vraiment besoin de faire sauter ces plafonds de verre et de développer les moyens de ces agences de l’eau parce qu’elles sont le pivot central très important pour orienter les politiques publiques. »
Charlène Descollonges, Hydrologue
Aller ... plus loin
Le CESE a mené nombre de travaux sur l'eau : sa qualité, quantité, partage, sa gestion, sa tarification.
- Avis Comment favoriser une gestion durable de l’eau (quantité, qualité, partage) en France face aux changements climatiques ?
- Evénement Les défis de la gestion de l'eau au coeur des politiques publiques
- Avis Restauration de la nature : face à l’urgence, donnons l’envie d’agir
- Avis Eau potable : des enjeux qui dépassent la tarification progressive
Crédits de l'épisode :
Production : Chloé Tavitian et les équipes du CESE
Préparation : Juliette Prouteau
Micro trottoir : Zazie Tavitian
Mixage : Théo Boulenger et Ora Fiora
