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Quelles conséquences de la dégradation de la santé mentale des jeunes ?

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Le CESE lance ses travaux
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Depuis 2020, la santé mentale des jeunes ne cesse de se dégrader. Une tendance en augmentation depuis 2017 où 11,7% des 18-24 étaient concernés par la dépression contre plus de 20% en 2020.
Corps
Alors que la santé mentale a été érigée Grande cause nationale pour l’année 2025, le CESE se saisi du sujet de la santé mentale des jeunes pour déterminer, au-delà des causes, les conséquences d’une dégradation la santé mentale d’une classe d’âge sur la vitalité démocratique du pays et sa vie économique et sociale.
Une santé mentale qui ne cesse de se dégrader chez les jeunes
Depuis 2017, accentuée par la crise COVID-19, la santé mentale des jeunes se dégrade. Un fait qui touche particulièrement les adolescentes et adolescents entre 11 et 17 ans ainsi que les jeunes adultes de moins de 24 ans.
Qu’est-ce que la santé mentale ? La santé mentale correspond à un état de bien-être mental, qui est une composante essentielle du bien-être général et qui est déterminée « par un ensemble complexe de pressions et de vulnérabilités d’ordre individuel, social et structurel ».
Les recours aux soins d’urgence pour troubles de l’humeur, idées et gestes suicidaires ont fortement augmenté en 2021 puis 2022 et restent depuis à un niveau élevé.
2 millions des 15-30 ans étaient « en situation de solitude », soit 18% de cette tranche d’âge, en 2017, d’après l’étude de la Fondation de France sur les solitudes en France.
Le baromètre de l’association Vers le haut pointe également l’année 2017 comme étant « l’année où l’optimisme des jeunes sur leur avenir est au plus bas depuis le lancement du baromètre ». Ce pessimisme se renforce d’année en année avec une multiplication des crises économiques, sociales, environnementales….
Les jeunes expriment ainsi leur inquiétude pour la planète et l’environnement aussi appelée éco anxiété. Mais également sur leur avenir personnel : emplois, conditions de vie, augmentation de la précarité…Tout cela combiner à un sentiment d’impuissance politique.
Quelles sont les causes et comment prévenir la dégradation de la santé mentale des jeunes ?
Pour répondre à cette question, le CESE se concentrera sur ce qui entoure et détermine la santé mentale : les conditions de vie, le contexte socio-économique, l’accès à la santé, l’environnement, le rapport aux addictions… Tout en examinant les dispositifs institutionnels déployés, leur articulation, leurs et effet et leurs limites.
Afin d’analyser le continuum des problématiques de santé mentale de l’enfance, à l’adolescence jusqu’à l’entrée dans la vie active, le CESE s’intéressera à la santé mentale des jeunes de 5 à 25 ans.
👤 Pour recueillir la parole et les idées des premières et premiers concernés, un dispositif de participation citoyenne sera mis en place. Des jeunes mineurs de 12 à 18 ans pourront contribuer aux travaux du CESE lors de journées délibératives qui se tiendront en avril et en mai 2025.
En savoir plus sur le dispositif de participation citoyenne
Pour traiter par une approche globale ce sujet, des contributions de la Délégation aux droits des Femmes et à l’égalité, de la Délégation aux Outre-mer et de la Commission du Travail et de l’emploi viendront enrichir les travaux. Le CESE s’appuiera également sur les travaux des Conseils économiques, sociaux et environnementaux régionaux (CESER) consacrés à la santé mentale.
Le rapporteur du texte est Helno Eyriey du groupe des Organisations étudiantes et des mouvements de jeunesse. Il représente l'Union nationale des étudiants de France (UNEF).










