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Les violences faites aux femmes, toujours plus prégnantes dans les Outre-mer
Précision de date
Mardi 26 novembre à 14h30
Catégorie
Séances publiques
Date de publication
Saisine liée :
Formations de travail liées :
Chapeau
13 femmes ont été tuées par leur mari ou leur ex-conjoint en 2022 dans les Outre-mer, soit 11 % du total des féminicides en France pour une population égale à 4 % de la population française. Sept ans après son avis sur le sujet, CESE réalerte sur ces chiffres et poursuit son combat contre les violences faites aux femmes dans les Outre-mer. La résolution sera présentée par Inès Bouchaut Choisy (Groupe des Outre-mer) et Viviane Monnier (Groupe des Associations) à la séance plénière du 26 novembre à partir de 14h30, à suivre en direct sur cette page.
Corps
Une séance consacrée à la lutte contre les violences faites aux femmes en Outre-mer
Au lendemain de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le CESE consacre sa séance plénière à ce sujet qui traverse nombre de ses travaux.
Malgré des avancées législatives déployées pour cette lutte, une certaine libération de la parole des femmes, l’amélioration des conditions d’accueil et de formation des recueilleurs de plaintes, force est de constater la prégnance des violences faites aux femmes dans les Outre-mer. Chaque territoire d’Outre-mer est différent. Mais sur tous les territoires pour lesquels des chiffres existent, on constate une augmentation des violences (notamment psychologiques). Les violences au sein du couple et de la famille mais aussi au travail, les violences psychologiques, physiques, économiques peuvent se cumuler et auxquelles s'ajoutent des facteurs aggravants comme l'insularité, la proximité des victimes avec l'entourage, la persistance de coutumes patriarcales ...
Les obstacles et freins restent nombreux et soulèvent plusieurs questions :
- Les dispositifs mis en place (téléphone grave danger, bracelet anti-rapprochement, éviction du conjoint violent) ont-ils fait preuve de leur efficacité ? Quelle est la connaissance de ces dispositifs sur le terrain ? Comment renforcer la réponse pénale ?
- Quelles sont les spécificités de ces territoires au regard des violences ? Comment faire ressortir davantage le coût humain mais aussi social pour la collectivité ? Comment impliquer les élus locaux et mobiliser les acteurs de la société civile ? Comment soutenir davantage les associations ?
Pour prolonger la réflexion du CESE, les rapporteures proposent à l'issue de leur présentation une table ronde lors de la séance
- Ouverture de la séance par Thierry Beaudet, président du CESE
- Ouverture par Agathe Hamel, présidente de la Délégation aux Droits des Femmes et à l'égalité et Alain André, Vice-président de la Délégation aux Outre-mer du CESE
- Introduction par les rapporteures Inès Bouchaut Choisy (Groupe des Outre-mer) et Viviane Monnier (Groupe des Associations)
Table-ronde
Animation par Véronique Polomat, journaliste
- Débat puis échanges avec la salle
- Conclusion
Le combat continue
Dans le prolongement des précédents travaux du CESE, l'avis de 2017 " Combattre les violences faites aux femmes dans les Outre-mer", et l’étude de 2014 « Combattre toutes les violences faites aux femmes, des plus invisibles aux plus insidieuses », les deux délégations du CESE (Droits des femmes et à l’égalité, et Outre-mer) ont souhaité faire le point à nouveau ce sujet sensible.
Car le constat reste le même avec un niveau de violences significativement plus important dans les Outre-mer qu’en Hexagone, notamment dans la sphère familiale. Selon un rapport d’information du Sénat de 2023, la proportion de familles monoparentales parmi les familles avec enfants peut aller jusqu’à 59 % en Martinique (contre 25 % en Hexagone) et la part des naissances non reconnues par le père est de 68 % en Guyane mais de 26 % à La Réunion contre 10 % en Hexagone). Le contexte économique et social s'étant par ailleurs dégradé, les populations les plus pauvres sont confrontées à des difficultés importantes, notamment de grande précarité.
En dépit de l’engagement des actrices et acteurs locaux dans la lutte contre les violences, les signaux d’alertes lancés par plusieurs rapports (notamment parlementaires) montrent que la situation des femmes dans les Outre-mer reste toujours préoccupante.
Ce projet de résolution a été mené pour réactualiser les données mises en lumière dans l’avis du CESE de 2017, et réinterroge les professionnelles et professionnels de terrain qui accompagnent quotidiennement les victimes enfin, il évalue la déclinaison effective des politiques publiques en proposant des axes d’amélioration. La résolution présentée à la séance plénière du mardi 26 novembre a été réalisée par la Délégation aux Droits des femmes et à l'égalité et par la Délégation aux Outre-mer du CESE.
Une mobilisation de tous
Société civile, élus, parlementaires, forces de l'ordre, école, médecins, ce sujet appelle un lutte de toutes et tous. Parce que les medias sont aussi un levier pour changer le regard et agir, découvrez le reportage d'Outre-mer la Première sur les violences intrafamiliales en Guadeloupe, Avertissement : les images peuvent être choquantes.

