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Travaux et auditions

Questions à Paul Watkinson

Extraits de l'interview

 

Questions à M. Paul WATKINSON, Chef de l’équipe de négociation climat à la Direction des affaires européennes et internationales du Ministère de l’Ecologie, du développement durable, des transports et du logement, auditionné par la section des affaires européennes et internationales du CESE dans le cadre de la saisine intitulée :  "Les négociations climatiques internationales à l’aune de la Conférence de Durban".

Le CESE : quelles sont de votre point de vue, les priorités de la Conférence de Durban ?

Paul Watkinson :  " Durban doit d’abord rendre opérationnelles les décisions prises à Copenhague et à Cancún : instruments de mesure et de vérification, soutien aux pays en développement, Fonds vert sur le climat, lutte contre la déforestation… Il faut aussi progresser dans les engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre et revoir le niveau d’ambition des pays. Il est également essentiel de s’accorder sur des sources nouvelles de financements, de progresser vers un accord global et, dans ce contexte, de décider du sort du protocole de Kyoto au-delà de 2012."

Le CESE : Les entreprises, les syndicats et les ONG sont ils associés aux négociations ?

Paul Watkinson :  "En France, nous entretenons avec eux un dialogue que nous voulons le plus approfondi possible. Ce dialogue existe aussi au niveau européen. Des améliorations sont certainement possibles pour que cela se fasse plus en amont, par exemple. Reste que ce sont les États qui négocient. Si les observateurs ont un rôle important, c’est pour mettre les parties face à leur responsabilité, faire un lien avec l’opinion publique. Pour évaluer Durban, il ne faudra pas se limiter au texte qui ressortira des négociations, mais privilégier une vision plus large des conséquences politiques de la Conférence."

Le CESE : l' Union européenne est -elle suffisamment audible ?

Paul Watkinson : "Elle a joué un rôle clé tout au long des négociations ces dernières années. Les décisions prises à Copenhague et à Cancún reprennent en grande partie ses propositions. Mais il est vrai qu’on prête plus d’attention aux pays qui posent problème et cela peut donner l’impression que l’Europe pèse moins. Je pense que cette perception est fausse."

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