Derrière l'uniforme on est maman, femme, ce n'est pas inaccessible. On est pompier volontaire. - Pompières volontaires

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Entretien avec les représentantes de l'association Solidarité Tout feu tout femme (44)
Chapeau

"Ce n'est pas inaccessible, il faut venir voir comment ça se passe. Nous, on est pompier volontaire. On trouve ça inaccessible parce que oui, il y a l'uniforme, parce que il y a les camions, on a cette image un petit peu de super-héros, alors que derrière l'uniforme on est maman, on est femme."

Corps

Stéphanie Hamon-Viaud et Christelle Giro, pompières volontaires et cofondatrices de l'association "Solidarité Tout Feu Tout Femme" (Loire-Atlantique, 44), auditionnées par la Délégation aux droits des Femmes et à l'égalité du CESE dans le cadre de la saisine : Pompières volontaires : un engagement vital".

Stéphanie Gonneau-Viaud est sapeur-pompier volontaire depuis vingt-sept ans au SDIS 44, elle est également infirmière.

Christelle Giro est sapeur-pompier volontaire depuis vingt ans, elle travaille dans une clinique (stérilisation du matériel médical). 

Les motivations de leur engagement étaient de porter secours à la population, rendre service, se sentir utiles. Elles évoquent également le travail en équipe, la solidarité et un engagement pris « sans trop se poser de questions ». Elles n’avaient pas de pompiers dans leurs familles. 

L’association Solidarité Tout Feu Tout Femme vise à promouvoir le volontariat et à montrer aux femmes qu’il leur était possible de s’engager. L’association mène des activités en France et à l’étranger (défis sportifs essentiellement) et collecte des fonds pour des œuvres caritatives (associations pour pupilles, mal-voyants…). 

L’engagement comme sapeur-pompier volontaire est assez chronophage, notamment avec des formations qui sont aussi nombreuses et aussi exigeantes que celles pour les professionnels. 

Les conventions des SDIS avec les employeurs et les communes du département sont très utiles pour disposer de temps d’intervention et d’un accès prioritaire et gratuit, notamment aux crèches et à la garde périscolaire ou encore pendant les vacances scolaires.

Il n’est pas toujours facile de trouver sa place et certaines remarques portent sur les capacités physiques ou sur la place des femmes chez les pompiers. Pourtant, les collègues masculins apprécient souvent la présence d’une femme pour certaines missions notamment auprès du public secouru. 

« Il faut avoir du caractère pour parvenir à faire sa place. »

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