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La précarité des femmes
Vie de l'assemblée

La précarité des femmes

Une nouvelle saisine de la Délégation aux droits des femmes et à l'égalité

Saisine(s) liée(s) : Femmes et précarité
 

La délégation se propose d’analyser les causes économiques et sociétales qui exposent davantage les femmes que les hommes à la précarité. Une attention particulière sera apportée aux liens entre précarité et santé ainsi qu’à l’accompagnement des femmes en difficulté. L’étude s’attachera ensuite à identifier les moyens susceptibles de lutter en amont contre la précarité, de prévenir l’exclusion et d’offrir des possibilités d’insertion sociale et professionnelle durable, ainsi que des conditions de vie dignes aux femmes concernées.

 En France, en 2009, 4,4 millions de femmes avaient un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté estimé à 60 % du revenu médian (ce seuil correspondait la même année à 954 euros mensuels pour une personne seule). Au-delà de cet indicateur global, plusieurs spécificités accentuent la dimension féminine de la précarité : situation sur le marché du travail et configurations familiales fragilisantes.

Si le taux d’activité des femmes, notamment dans la tranche 25/49 ans, est en progression constante et atteint aujourd’hui 84 %, on constate parallèlement une bipolarisation croissante entre emplois féminins qualifiés et peu qualifiés. Dans cette dernière catégorie, liée au développement des activités tertiaires, la surreprésentation féminine est manifeste (61 %). Les intéressées y sont en outre particulièrement concernées par le sous-emploi (5,9 % d’actifs occupés dans cette situation dont plus des trois-quarts sont des femmes), les situations professionnelles instables (10,8 % de femmes sont en CDD contre 6,5 % des hommes, tous secteurs confondus) et le travail à temps partiel dont le taux de féminisation atteint 82 %. Depuis le début de la crise économique, la proportion des salariés à temps partiel, souvent subi, s’est encore accrue en particulier pour les jeunes femmes de moins de 25 ans et, d’une manière générale, les femmes sont proportionnellement plus nombreuses que les hommes à n’être qu’en activité courte, de moins de 78 h par mois. 

Dans tous ces emplois faiblement qualifiés, les intéressées sont le plus souvent confrontées à des conditions de travail (pénibilité, horaires atypiques…) préjudiciables à leur santé, leur vie personnelle, familiale et perçoivent une faible rémunération : les deux-tiers des salariés à bas salaires sont des femmes. Les répercussions sur le niveau de leurs pensions de retraite sont dès lors inéluctables : en 2009, les femmes représentaient 70 % des bénéficiaires du minimum contributif (majorant les trop faibles pensions jusqu’à un plancher de 590 euros mensuels). Conjugué à l’isolement (à partir de 75 ans, huit personnes seules sur dix sont des femmes) il existe ainsi un risque fort de basculement dans la pauvreté d’une partie de la population féminine au grand âge.

Le risque de précarisation est également très important pour les familles monoparentales qui sont, dans neuf cas sur dix, des femmes ayant la charge d’un ou plusieurs enfants. Seule une mère de famille monoparentale sur deux est en emploi à temps complet et plus de 30 % vivent en dessous du seuil de pauvreté. Leurs contraintes surexposent les moins qualifiées aux emplois précaires et au chômage. Les femmes seules constituent d’ailleurs la catégorie la plus représentée parmi les bénéficiaires du RSA (78,4 %).

Le Bureau a confié la préparation de cette étude à la délégation aux droits des Femmes et à l’égalité, le terme des travaux étant fixé à la fin du deuxième semestre 2012.

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Commentaires

précarité SUBI femme seule 1 enfant

MOI j'ai 2 cv, j'ai une licence d'anglais, ex prof contractuelle, j'ai aussi depuis 2005 un cv chantiers VRD/maçonne/pelliste j'ai mon CACES pelle et j'assure en maçonnerie et VRD (formation en VRD en 2011) on ment et on met la pression voilà la vérité des machos du sexisme des menteurs: moi je veux bosser soit 35h chantiers soit prof contractuel soit administratif mais on me bloque tout depuis 10ans ca dure = j'ai même porté plainte au TGI Toulouse car c ABUSIF grave tous ces mensonges!!!
en 2014 une femme de 50ans en super forme peut bosser en maçonnerie en VRD en pelle en ce qu'elle veut si elle est apte médicalement et c bien mon cas!!!
1 enfant ca se fait garder y'a le clae les garderies .... moi avant j'ai bossé chantiers 6mois en 2008 et mon enfant il restait au clae et je le récupérais après vers 17h45..aucun soucis !!!
et là il est grand il se garde seul!!!!!
faut pas les couver les enfants c n'importe quoi!!! que des prétextes pour empêcher certaines femmes douées et fortes de bosser dans les secteurs masculins!!! d'où ma plainte!!
les femmes ca fait pas que ménage repassage vaisselle vendeuse caissière.... on a le droit aussi d'être maçonne chef pelliste...!!!
on est bien en 2014 ou au moyen âge???? elle est où svp la parité au travail????
merci CAROLE -à Toulouse/ discriminée, 480e/mois à cause d'eux

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