Le CESE et la FMD rappellent l’importance du devoir de mémoire

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à l'occasion de la Journée nationale du Souvenir des Victimes et des Héros de la Déportation
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Partenariat « Mémoire et Vigilance »
À l’occasion de la Journée nationale du Souvenir des Victimes et des Héros de la Déportation,

le CESE et la Fondation pour la Mémoire de la Déportation rappellent l’importance du devoir de mémoire pour le présent
 

 
Enfants déportés photographiés par un soldat soviétique à Auschwitz. © Musée-Mémorial d’Auschwitz-Birkenau/CDJC

 

Alors qu’a lieu ce 26 avril la Journée nationale du Souvenir des Victimes et des Héros de la Déportation, le Conseil économique, social et environnemental s’associe au message rédigé conjointement par les fédérations et associations de déportées et déportés (voir l'encadré ci-dessous). Ce message doit recevoir la plus large diffusion dans les médias à la demande de la secrétaire d’État auprès de la ministre des armées Geneviève Darrieussecq. Ce texte rappelle notamment l’importance de « Combattre sans relâche les idéologies qui affaiblissent notre modèle républicain et prônent le retour à l’obscurantisme et au fanatisme» et de « promouvoir la tolérance, investir dans l’éducation morale et civique des jeunes générations. »

Le CESE s’associe à ce message un an après sa déclaration solennelle « contre le racisme et l'antisémitisme » du 24 avril 2019, qui avait lancé la signature, intervenue le 2 octobre dernier, d’un partenariat « Mémoire et Vigilance » entre le CESE et la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD). Ce partenariat, qui vise à sensibiliser le public à l’histoire des déportations en France et en Europe et à promouvoir le respect des droits fondamentaux et des libertés, s’est manifesté et continuera à se manifester au cours de nombreuses actions de coopération au cours de l’année 2020. 

Le CESE et la FMD ont notamment organisé une table-ronde le 16 janvier sur le thème « Analogies et différences entre les crises des années trente et celles d’aujourd’hui » au CESE.

Du 14 au 25 septembre, le CESE accueillera une exposition sur la thématique du retour des déportées et déportés des camps de concentration.

Le 24 septembre, une journée d'étude sur les femmes dans la déportation se tiendra également au CESE. Le même jour, le CESE accueillera le lancement du livre « Dictionnaire biographique des déportés de France passés par le camp de Mittelbau-Dora et ses Kommandos. 9 000 vies racontées »

 


Il y a soixante quinze ans, au printemps 1945, plus de 700 000 hommes, femmes et enfants étaient regroupés dans ce qui restait de l’univers concentrationnaire et génocidaire nazi à l’agonie.
La moitié d’entre eux devait encore périr, notamment dans les marches de la mort, avant que les armées alliées, dans leur progression, n’ouvrent enfin les portes des camps sur une insoutenable vision d’horreur.
Les survivants de ce drame du genre humain, par leur esprit de résistance, leur volonté et leur profond attachement à préserver leur dignité, ont surmonté des conditions inhumaines malgré la présence et la menace permanentes de la mort.
Le 1er octobre 1946 s’achevait le procès de Nuremberg qui fondait la notion de « crime contre l’humanité » et posait les bases du droit pénal international.
De tout cela, rien ne doit être oublié...
Et pourtant, si les déportés ont su montrer dans les pires circonstances que la résistance face au crime demeurait toujours possible, leur persévérance à témoigner partout et auprès de tous ne suffit pas à faire disparaître la haine, le racisme, la xénophobie, l’antisémitisme et le rejet des différences.
Combattre sans relâche les idéologies qui affaiblissent notre modèle républicain et prônent le retour à l’obscurantisme et au fanatisme,
Promouvoir la tolérance,
Investir dans l’éducation morale et civique des jeunes générations.
C’est le message des déportés, qui veulent faire de la journée nationale du Souvenir des Victimes et des Héros de la Déportation, une journée d’hommage, de recueillement, et plus encore, d’engagement personnel.
La période dramatique de la déportation rappelle en effet cruellement que les êtres humains sont responsables de l’avenir qu’ils préparent à leurs enfants, et qu’ils partagent une même communauté de destin.
 
Ce message a été rédigé conjointement par :
La Fédération Nationale des Déportés, internés, Résistants et Patriotes (FNDIRP),
La Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD) et les Associations de mémoire des camps nazis,
L’Union Nationale des Associations de Déportés, Internés, de la Résistance et Familles (UNADIF-FNDIR)